Nouveauté 2015 sur Economiqs !

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Lettre mensuelle du mois d'Aout 2012

La crise de la zone euro est plus que jamais d’actualité. Malgré les multiples sommets de la « dernière chance » et les plans de sauvetage successifs, les inquiétudes continuent. J’ai expliqué dans mon ouvrage « Sortir de l’Euro » les causes de la crise de la zone euro et les moyens d’en sortir. Force est de constater qu’aucune analyse véritable n’a pour l’instant été effectuée par les dirigeants de la plupart des pays de la zone euro, ce qui explique l’échec des décisions qui sont prises. Celles-ci sont de nature conjoncturelle et ne posent pas les vraies questions. Lorsqu’une personne est malade, il revient au médecin de faire un bon diagnostic, avant d’envisager le traitement. Tant que les pays de la zone euro n’auront pas renoué avec la compétitivité, facteur de croissance économique et de création d’emplois, la situation s’aggravera. On s’interroge seulement sur la question du paiement des dettes publiques, en échafaudant des solutions qui ne trompent personne et qui s’avéreront dangereuses. On peut citer l’exemple de la création d’un fonds de garantie servant de caution, dans l’hypothèse d’un défaut de paiement des dettes publiques. Plus récemment, c’est la décision prise par la Banque centrale européenne (BCE) de racheter les bons du Trésor des États, qui permet de gagner du temps. Le risque de défaut de paiement des dettes publiques est désormais transféré sur la BCE. La réussite de la monnaie unique impose des solutions à l’allemande : baisse drastique des dépenses publiques, révision de notre politique de change, flexibilité des salaires sur le marché du travail afin de compenser la perte des taux de change nominaux entre les anciennes monnaies européennes, mobilité plus grande des salariés à l’intérieur de la zone euro. Lorsque le traité de Maastricht a été adopté, personne n’avait expliqué à l’opinion publique les sacrifices considérables à consentir. Dix ans après la mise en place de l’euro, les masques sont tombés.

Philippe Narassiguin.