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Lettre mensuelle du mois de Juin 2012

Avec l'intensification de la crise dans la zone euro, il me semble utile de donner au lecteur quelques points de repères sur le budget de l'Union Européenne et sur les politiques de la concurrence. Le premier constat est que le budget de l'Union est très faible et qu'il finance pour l'essentiel la politique agricole commune et les fonds structurels. Il est par définition équilibré, car il s'agit de fonds versés par les États. Il ne s'agit donc pas d'un budget fédéral qui, à l'image des États-Unis, pourrait permettre la mise en œuvre de politiques de relance à grande échelle. Le deuxième constat est que la construction européenne s'est focalisée sur l'édification de règles de concurrence qui en permettent la régulation. Celles-ci définissent les pratiques à suivre en matière de fusion-acquisition par les entreprises, sur la définition de l'abus de position dominante et sur l'encadrement des subventions aux entreprises nationales par les États. Ces instruments ne suffisent pas à gérer la triple crise qu'affrontent les pays de la zone euro, qui est économique, bancaire et monétaire. La mise en place de la monnaie unique n'a pas respecté les critères de réussite qui ont été définis il y a maintenant cinquante ans. Elle a dynamité la compétitivité des pays membres de la zone euro et force aujourd’hui les États à engager des réformes structurelles profondes. Seuls l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche les ont réalisées, ce qui explique leur réussite. Un long chemin attend désormais les quatorze autres pays. Avec beaucoup de sacrifices à consentir pour parvenir à retrouver la croissance, la compétitivité et le plein emploi.

Philippe Narassiguin.